Ce qu'on peut faire après un cancer du sein pour éviter les récidives

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Ce qu'on peut faire après un cancer du sein pour éviter les récidives

Message  MARIELEA le Mar 3 Oct - 15:01

Source : https://www.lanutrition.fr/ce-quon-peut-faire-apres-un-cancer-du-sein-pour-eviter-les-recidives



Alimentation, sommeil, yoga, méditation…. il existe plusieurs façons d’améliorer l’efficacité du traitement médicamenteux du cancer du sein.
Face à un cancer du sein, comment augmenter l’efficacité du traitement, retrouver forme et moral et diminuer les risques de récidive ? Voici des pistes : certaines sont déjà recommandées par les médecins, d’autres sont à explorer.

L’activité physique

« Faire de l’exercice est la meilleure chose que les femmes puissent faire pour elles-mêmes » explique le Dr Ann Partridge, directrice du programme pour les jeunes femmes atteintes d’un cancer du sein. Il n’est pas nécessaire d’avoir une activité physique intense mais marcher 3 à 5 fois par semaine peut faire une grande différence en termes d’énergie, de résistance mais aussi sur le bien-être des femmes pendant le traitement. L’exercice physique permet également d’améliorer les performances cognitives.

En pratique : si vous avez eu un diagnostic de cancer il vous est conseillé de faire chaque semaine 2h30 d'exercice modéré à vigoureux (par exemple 30 minutes de marche, 5 jours sur 7), ou 75 minutes d'exercice vigoureux, ainsi que 2 à 3 séances de musculation par semaine : les femmes qui ont ce niveau d'activité voient leur risque de rechute considérablement diminué.

L’alimentation

Il n'est pour l'instant pas possible d'isoler un régime alimentaire en particulier qui préviendrait le risque de rechute. Cependant, un régime de type méditerranéen, riche en fruits, légumes, légumes secs, céréales complètes, mais sans vin pourrait être protecteur. Une étude en cours (DIANA) cherche à l'établir.

Le régime cétogène (riche en graisses, pauvre en glucides) mais aussi le jeûne sont adoptés par certaines patientes, mais les preuves de leur efficacité dans le cancer du sein manquent encore. Cependant, une étude a montré que les femmes qui laissent s'écouler moins de 13 heures entre le repas du soir et le petit déjeuner ont un risque accru de rechute par rapport aux femmes qui jeûnent 13 heures au moins.

Beaucoup de femmes évitent le soja après un cancer du sein, car elles entendent dire qu'il contient des phytoestrogènes "apparentés aux hormones". En réalité, les études sur le soja sont rassurantes, et il n'y a pas lieu de l'éviter, sauf contre-indication formelle du corps médical. Au contraire, il semble qu'une consommation régulière de soja prévienne le risque de rechute de 16 à 26% selon les études. Dans certaines études, cet effet concerne surtout les tumeurs ER positives.

Les résultats des études sur la consommation d'alcool ne sont pas concluants, mais il semble tout de même prudent de limiter sa consommation à un verre par jour, voire s'abstenir.

Les patientes devraient faire vérifier régulièrement leur taux de vitamine D car des études ont trouvé que le pronostic est meilleur chez les femmes qui n'en manquent pas.

En pratique :

Un régime de type méditerranéen est une option sûre, à la condition de limiter sa consommation d'alcool. Il faudrait éviter ou limiter les aliments ultra-transformés, et rechercher des glucides à index glycémique modéré (pain intégral plutôt que pain blanc, par exemple). Le régime cétogène ou le traitement métabolique sont encore à l'état d'essai, avec des cas de femmes disant en avoir bénéficié, mais sans encore d'étude rigoureuse. On peut manger sans risque des légumes secs et du soja, et des bénéfices sont même possibles.
Il est conseillé de prendre le repas du soir suffisamment tôt de manière à laisser s'installer une période de "jeûne" de 13 heures avant le premier repas du jour suivant.
Le statut en vitamine D devrait être contrôlé régulièrement avec son médecin, en un taux sérique de 30 à 80 ng/mL (75-200 nmol/L). On peut en plus opter pour un supplément de type multivitamines : celles-ci ne font pas baisser globalement le risque de rechute, mais chez les femmes avec des tumeurs ER négatives, le risque de récidive est tout de même réduit de 25%.
Le yoga

Beaucoup de femmes atteintes de cancer utilisent des thérapies complémentaires et le yoga est l’une des plus pratiquées. Le yoga présente de nombreux bénéfices pour la santé : diminution du risque cardiaque, du risque de diabète de type-2 mais aussi du risque de dépression ou encore d’hypertension. Mais il existe également des preuves que le yoga peut aider à lutter contre les effets secondaires du traitement contre le cancer. Une étude a montré que la pratique du yoga deux fois par semaine améliore la qualité de vie et diminue la fatigue chez des hommes traités pour un cancer de la prostate.

Le yoga peut également aider à récupérer après un traitement contre le cancer. Une étude montre par exemple que la pratique du yoga par des femmes ayant été traitées pour un cancer du sein permet de réduire la fatigue et le niveau d’inflammation.

En pratique :

S'inscrire à un cours de yoga une à deux fois par semaine pour apprendre les bases
Pratiquer des exercices particulièrement recommandés : la posture du chat-vache, celle du poisson, des étirements latéraux, respirer profondément par le ventre.
Le sommeil

Un bon sommeil est essentiel pour être en bonne santé et des études suggèrent que la quantité de sommeil d’une femme atteinte d’un cancer du sein est associée à une meilleure survie. Une étude a d’ailleurs montré que les femmes qui dormaient moins de 5 h par nuit avant leur diagnostic de cancer du sein avaient environ 1,5 fois plus de risques de mourir de leur cancer que les femmes qui dormaient 7 à 8 heures.

En pratique :

Pour bien dormir il faut adopter de bonnes règles alimentaires et savoir prendre le train du sommeil à temps.
Si vous avez des problèmes de sommeil, certaines plantes comme l'escholtzia ou la valériane peuvent aider à s'endormir naturellement.
La mélatonine est aussi une hormone naturelle intéressante pour le sommeil.
Lire : Un extrait de "14 jours pour bien dormir"

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Le planning du traitement

La recherche sur ce point n’en est qu’à ses débuts. En 2014, des chercheurs ont montré chez des souris que le traitement du cancer pourrait être plus efficace le soir. Ils ont en effet montré que la production d’hormones stéroïdes pendant la journée entravait l’activité de certains récepteurs ciblés par les médicaments contre le cancer. Cette étude a été menée sur des souris, il est encore bien trop tôt pour dire si le traitement nocturne fonctionnerait mieux chez l’homme.

La méditation

Si la prise en charge du corps est essentielle dans la guérison, celle de l’esprit est également très importante. Les personnes qui ne se sentent pas bien émotionnellement auront vraisemblablement des répercussions physiques. Les personnes fatiguées, stressées ou bouleversées risquent de ressentir les symptômes du cancer plus fortement. La méditation peut se révéler efficace pour améliorer les troubles de l’humeur qui sont fréquents chez les femmes ayant eu un diagnostic de cancer du sein récent.

En pratique

S'asseoir dans une position confortable qui maintient le dos droit et une ouverture du buste, puis pendant 5 minutes faire simplement attention à sa respiration, inspiration-expiration après inspiration-expiration. Si des pensées parasites surviennent laissez-les juste passer. Répétez l'exercice trois fois par jour. Cela peut se faire dans les salles d'attente médicales, dans les transport en commun, ou tranquillement chez vous (attention jamais en conduisant !).
Pratiquez la cohérence cardiaque, qui a des effets similaires à la méditation si c'est plus simple pour vous
Sources

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Farvid MS, Chen WY, Michels KB, Cho E, Willett WC, Eliassen AH. Fruit and vegetable consumption in adolescence and early adulthood and risk of breast cancer: population based cohort study. BMJ. 2016 May 11;353:i2343. doi: 10.1136/bmj.i2343.

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