Cancer/ASCO 2011 :ovaire , le retour aux fondamentaux d’un côté, éventail d’essais de l’autre.

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Cancer/ASCO 2011 :ovaire , le retour aux fondamentaux d’un côté, éventail d’essais de l’autre.

Message  MARIELEA le Mar 7 Juin - 8:26

Je me suis permis de mettre en avant les passages qui me semblent importants WinkCANCER4 juin 2011
.Le cancer de l’ovaire représente toujours un problème difficile à gréer pour les spécialistes et pour les patientes. Même si certaines avancées éclaircissent un peu l’horizon.
Pour les spécialistes réunis en ce moment à Chicago, la réalité du cancer de l’ovaire change peu, trop peu. Faute de tests de dépistage fiables le diagnostic reste fait tardivement, à un stade avancé dans trois quarts des cas. Et cela se traduit par un risque de rechute de 90 %., d’où la nécessité d’insister encore et toujours pour une prise en charge initiale par des équipes chirurgicales hautement spécialisées.

La meilleure protection reste, en effet, la réduction maximale de la masse tumorale, une masse qui est souvent répartie entre diverses localisations.
Plus la maladie résiduelle est faible, idéalement aussi proche que possible de zéro, plus le risque de dissémination dans le péritoine, les ganglions et le sang est faible.
Et cette masse résiduelle joue aussi sur la résistance à la chimiothérapie et sur la sensibilité à certains facteurs de croissance qui font proliférer les cellules cancéreuses.

Une fois la chirurgie correctement faite, il faut passer à la chimiothérapie. Bien que le monde de la cancérologie bruisse des avancées de la médecine personnalisée et des thérapies ciblées, la prise en charge du cancer de l’ovaire repose toujours et encore sur une combinaison de carboplatine et d’un taxane, habituellement le paclitaxel.
Ce sont les modes d’administration de cette chimiothérapie qui bougent un peu avec des protocoles plus intenses. Il y a aussi la CHIP, la chimiothérapie intra péritonéale.
Plutôt que d’être administrée dans la circulation sanguine, la chimiothérapie est délivrée directement dans le péritoine, l’enveloppe des viscères.

Non dénuée de toxicité, cette technique délicate à manier, semble donner des résultats supérieurs à la chimiothérapie classique.
La recherche ne reste pas les bras croisés dans la prise en charge des cancers ovariens qui rechutent. En fonction du temps où la chimiothérapie à base de sels de platine a été efficace, les cancérologues adaptent leur stratégie, un grand nombre de molécules pouvant être utilisées, parfois seules.Cette latitude conforte les spécialistes dans l’idée qu’il faut développer les essais cliniques dans les cancers de l’ovaire puisqu’on n’est pas sans ressources si l’essai n’est pas concluant.

Une famille de nouvelles molécules fait l’objet de moult attentions et études : le
s inhibiteurs de PARP-1
Derrière ce nom barbare, se cachent deux médicaments, l’iniparib et l’olaparib. Ces produits ont la particularité de venir renforcer les effets de la chimiothérapie classique.
Cette ‘chimio’ va casser les brins d’ADN dans la cellule cancéreuse. Et la cellule cancéreuse n’a de cesse de réparer ces brins. Les anti-PARP viennent chambouler ces tentatives de réparation, ce qui conduit la cellule cancéreuse ‘bancale’ à se suicider.
Les premières études dans les formes à rechute de cancer ovarien montrent une bonne tolérance mais pas encore de progrès en termes d’allongement de la durée de vie.
Autre drogue expérimentale, le farletuzumab. Cet anticorps monoclonal humanisé vient se poser à la surface des cellules tumorales ovariennes, sur le récepteur des folates. Cette action stimule l’action des défenses naturelles de la patiente.
Dans les formes récidivantes de cancer de l’ovaire les études sont en cours pour mesurer l’efficacité de ce produit.

Reste la question du bevacizumab (BVC) commercialisé sous le nom d’Avastin®️).
Ce produit interfère avec les néovaisseaux qui viennent irriguer la tumeur en bloquant un récepteur baptisé VEGF.
Plusieurs études sont en cours ou viennent de s’achever qui montrent que ce produit, très onéreux, n’a pas d’effet significatif en termes d’allongement de la vie, ce qu’on nomme survie globale.
Son action principale porte sur la survie sans progression, c’est-à-dire le temps pendant lequel la maladie n’évolue pas. Là, incontestablement, son action est intéressante et apporte une certaine amélioration de la qualité de vie.
Mais la controverse fait rage entre spécialistes pour savoir si ce produit, non dénué de toxicité, doit être prescrit dans les cancers de l’ovaire récidivants.
Et la question est loin d’être tranchée, la question du coût du médicament, plusieurs dizaines de milliers d’euros par an, étant l’objet d’un certain nombre de réticences vu l’absence d’effets sur la survie globale.
.source


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