Des progrès contre le cancer de l'ovaire

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Des progrès contre le cancer de l'ovaire

Message  MARIELEA le Ven 6 Mai - 18:57


que voila une bonne nouvelle pour contrer ce tueur silencieux !

L'association de patientes dédiée à cette affection organise une marche dimanche pour attirer l'attention sur les risques liés à la maladie, sur son diagnostic et sur les possibilités de prise en charge.
Elles espèrent que leur deuxième marche, prévue ce dimanche 8 mai sur le boulevard Saint-Michel, à Paris, rencontrera plus d'échos que la première, qui avait eu lieu l'an dernier à la même date, pour la Journée mondiale du cancer de l'ovaire. Elles, ce sont les adhérentes d'Imagyn, la première et à ce jour unique association française de patientes dédiée à ce cancer rare.
«Le cancer de l'ovaire est beaucoup moins médiatisé que le cancer du sein. C'est normal en un sens car il touche beaucoup moins de monde, 4500 nouveaux cas par an en France, contre 53.000 pour le cancer du sein. Mais proportionnellement, il est bien plus meurtrier, avec 3500 décès annuels», note Pascale Jubelin, présidente de la jeune et encore modeste association.

Il y a donc urgence à sensibiliser le public et même les médecins. Une meilleure connaissance de la maladie permettrait peut-être de la détecter plus tôt. Actuellement, trois cancers de l'ovaire sur quatre sont découverts à un stade avancé. «Le cancer de l'ovaire n'a pas de symptômes spécifiques: on peut ressentir des ballonnements dans l'abdomen - qu'on attribue parfois à tort à la ménopause -, une pesanteur dans le pelvis, des envies pressantes d'aller uriner, de la constipation», rappelle Pascale Jubelin. « Si les autres pistes explorées par les médecins ne donnent rien et que la gêne perdure, les femmes qui sentent que quelque chose ne va pas ne doivent pas hésiter à suggérer qu'on regarde leurs ovaires et à insister pour obtenir une échographie transvaginale », recommande-t-elle, en s'appuyant sur de nombreux exemples de femmes ayant subi une longue errance diagnostique.

Bien choisir son chirurgien ( NDLA : je confirme que ceci est indéniablement très très important !)
Le dépistage systématique et généralisé par échographie, par dosage de CA215 ou les deux, n'a à ce jour pas fait la preuve de son utilité car certaines formes de ce cancer progressent si vite qu'elles se développent entre deux rendez-vous, explique le Dr Frédéric Selle, chef du service d'oncologie médicale du Groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon (Paris).
Les principaux facteurs de risque sont l'âge (en moyenne 65 ans au moment du diagnostic) et la prédisposition génétique (15 % à 20 % du total des cas, le plus souvent liés à une mutation sur les gènes BRCA1 ou 2).

Concernant la prise en charge, l'association comme les soignants insistent sur l'importance de choisir une équipe chirurgicale chevronnée, opérant dans une infrastructure adaptée, munie notamment d'un service de réanimation. « C'est capital dans le cancer de l'ovaire, insiste le Dr Frédéric Selle, rappelant qu'il s'agit d'une opération lourde, de six à huit heures. L'ablation doit être complète: trompes, ovaires, utérus, ganglions, parfois jusqu'à des parties d'intestin ou de péritoine, pour qu'il ne reste aucune trace visible à l'œil nu de la maladie en fin d'intervention.»

Si cela est bien fait, certaines patientes peuvent espérer une guérison complète, estime-t-il. Problème: la liste officielle des chirurgiens expérimentés en la matière n'existe pas! À défaut, il est possible de demander conseil au centre expert le plus proche, c'est-à-dire à un établissement disposant d'un service de chirurgie cancérologique gynécologique. L'Institut national du cancer les a recensés sur une carte interactive, en ligne sur son site (www.e-cancer.fr).

L'apparition de traitements innovants a aussi contribué à faire progresser la survie des malades, dont la médiane est passée de 35 à 60 mois en vingt ans. «Les nouvelles biothérapies sont utilisées en traitement de maintenance au long cours pour retarder le recours à la chimiothérapie, explique le Dr Selle. On peut faire des rotations avec la dizaine de produits aujourd'hui disponibles. Quand l'un cesse d'être efficace, ou que les effets indésirables deviennent trop lourds, on le change pour un autre, et ainsi de suite. On est soucieux de préserver au maximum la qualité de vie des malades.» Les rechutes sont malheureusement fréquentes avec les cancers de l'ovaire.

Nombreuses promesses
Après le bévacizumab (Avastin), c'est l'olaparib (Lynparza) qui a apporté des bénéfices nouveaux. La thérapie ciblée est aujourd'hui autorisée pour les femmes en rechute chez qui a été détectée une mutation des gènes BRCA (1 ou 2). «À deux ans, le taux de patientes sans rechute est de 25 %, contre 7 % avec un placebo», illustre le Pr Éric Pujade-Lauraine, fondateur du groupe de recherche clinique français Gineco. La molécule porte encore de nombreuses promesses que la recherche s'applique à vérifier. La thérapie pourrait ainsi bénéficier aux femmes dès la première ligne de traitement, et être prescrite à un nombre élargi de malades (patientes présentant des mutations autres que BRCA). Le prochain saut thérapeutique devrait venir de l'immunothérapie, poursuit le Pr Pujade-Lauraine, qui lance avec le Gineco deux études de phase 3 cette année.

«Des progrès thérapeutiques indiscutables ont été réalisés ces dix dernières années et les thérapies innovantes actuelles et à venir permettent d'espérer encore une amélioration considérable du pronostic des patientes», conclut le Dr Selle, résolument optimiste.

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/05/04/24929-progres-contre-cancer-lovaire

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