Le point G existe…mais les Anglais ne l’ont pas trouvé !

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Le point G existe…mais les Anglais ne l’ont pas trouvé !

Message  MARIELEA le Sam 30 Jan - 18:39

Publié le 29/01/2010

Paris, le vendredi 29 janvier 2010 –
L’année avait mal commencé. Des chercheurs britanniques du très sérieux King’s College de Londres apportaient la preuve par 9 que le point G, cette fameuse zone érogène des femmes évoquée pour la première fois en 1950 par le sexologue Ernest Gräfenberg (ce qui lui valu son nom) n’existe pas. Pour ce faire, ils s’étaient intéressés aux réponses de 1800 sœurs jumelles sur cette question. Résultat : leurs confessions intimes ne concordaient pas et souvent si l’une affirmait disposer d’un point G, l’autre n’en faisait nullement état. Les auteurs d’une des plus larges études menées sur ce point ne purent que constater que si des jumelles partageant les mêmes caractéristiques génétiques, pouvaient présenter une telle différence physiologique, c’était sans doute que le point G n’était qu’une « idée subjective ». Tim Spector et ses collègues concluaient : « Il est pratiquement impossible de trouver des preuves réelles de l’existence du point G ».

On dirait que ça te gène de ne pas l’avoir trouvé !
Loin de briser l’ardeur des gynécologues et sexologues défendant
corps et âmes le point G, cette étude fit rejaillir la polémique. « Les jumelles n’ont généralement pas le même partenaire sexuel », commenta ainsi sèchement la sexologue Berverly Whipple, qui aux Etats-Unis, fut l’une des premières à populariser le point G. Dans cette réponse, figure le principal contre argument de ceux qui veulent toujours y croire : pour avoir conscience de cette zone érogène, il faut l’avoir trouvée.

G-day !
Ces arguments et d’autres étaient au cœur de la conférence proposée hier par des gynécologues Français assistant à une réunion au nom étrangement révélateur « Gynécologie, Andrologie, Oncologie – Psychosomatique » (et non « G-day » comme le laissent entendre ce matin des journalistes du journal britannique The Telegraph !). A l’occasion d’une discussion à bâtons rompus, baptisée « polémique du vagin », le gynécologue et chirurgien Pierre Foldès, connu pour ses interventions de reconstruction des femmes excisées a formulé différentes critiques à l’encontre de l’étude britannique : « L’étude du King’s College n’a pas été faite avec une bonne méthodologie. Et à partir de ses conclusions, on a dit que le point G n’existait pas (…). Alors que si on écoute les femmes, on se rend bien compte qu’il y a quelque chose (…). On a utilisé une démarche expérimentale, et même si cela reste une hypothèse, l’existence du point G semble de plus en plus évidente » a-t-il continué (cité par 20 minutes) évoquant des travaux menés en partenariat avec la sexologue Odile Buisson. « La zone la plus sensible pour la majorité des femmes se trouve à 2 cm de l’entrée du vagin, sur sa paroi antérieure » peut affirmer Pierre Foldès.

Messieurs les Anglais, tirez les premiers !
Cette précision de Pierre Foldès n’a cependant pas totalement permis de clore de débat. « Une grande partie du retard sur le point G vient du fait qu’on a voulu définir à tout prix sa position, alors que chaque femme est différente», estime en effet un des intervenants, mais l’assistance semble cependant presque unanimement convenir qu’il est acquis que « la jouissance ne provient pas seulement de la tête des femmes ». Cette évocation de la dimension psychologique attachée au point G ouvre alors la discussion sur les tabous religieux et sociaux qui demeurent concernant la sexualité des femmes. Pour Odile Buisson, les réticences de la société à reconnaître le droit au plaisir des femmes expliquent que seules 65 % des femmes américaines et une proportion moins importante encore de femmes françaises affirment savoir atteindre leur point G. Elle n’hésite pas à pointer du doigt un certain machisme dans ces discussions sans fin sur le point G.

La dénonciation pourrait apparaître un peu éculée. Cependant, une voix, venue du fond de la salle, semble lui donner raison. « Ah, moi je croyais que le point G se trouvait à la fin du mot shopping » entend-t-on fuser ! Le mot étant anglais, les chercheurs britanniques l’auraient alors peut-être plus facilement trouvé !

Aurélie Haroche
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