COMMENT SE NOURRIR PENDANT LES TRAITEMENTS

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

COMMENT SE NOURRIR PENDANT LES TRAITEMENTS

Message  Invité le Sam 1 Aoû - 20:47

D’après l’étude menée en 1983 par S.Holmès, au cours de leur maladie, 45 % des patients perdraient jusqu’à 10 % de leur poids initial et 25 % d’entre eux jusqu’à 20 % ou plus. Une situation qui peut compromettre le traitement.

Selon Cyril Jakubowicz (1), chargé de mission à l’Institut National du Cancer, « les troubles rencontrés, amaigrissement, diminution de la masse musculaire, troubles digestifs, ont une origine multifactorielle. Ils peuvent être liés à une diminution des apports énergétiques en raison d’une gêne liée à la localisation de la tumeur, à la perte d’appétit parfois secondaire à un syndrome dépressif lié à l’annonce de la maladie, à des mûcites, à la prise de médicaments qui affectent le goût ou l’odorat… ».

Autant de facteurs qui conduisent bien souvent à des cachexies cancéreuses, vomissements, nausées, anorexie, à un moins bon pronostic de survie, à une moins bonne réponse à la thérapie mise en place, et à une diminution de la qualité de vie. « D’où la nécessité de proposer un régime alimentaire équilibré et adapté à chaque patient en fonction de sa pathologie et de ses traitements», indique Ginette Rossignol, diététicienne à l’Institut Gustave Roussy.

Des repas fréquents et réguliers


En règle générale, les besoins énergétiques et protéiques sont souvent augmentés durant les traitements anti tumoraux tandis que certains traitements hormonaux du cancer du sein, peuvent faire prendre du poids. Des repas fréquents et fractionnés sont souvent mieux tolérés que les trois repas conventionnels. Le choix alimentaire doit s’orienter vers des aliments dont la texture est agréable, facile à absorber et à digérer.
Aujourd’hui, la plupart des établissements proposent un suivi diététique. A l’IGR par exemple, les besoins sont repérés grâce à un recueil de données remis au patient par l’infirmière. Si cette dernière note une perte de poids, elle alerte immédiatement le département diététique. Sachez qu’il existe aussi des ateliers pratiques de nutrition mis en place par certains ERI (espace rencontre information) et que la Ligue nationale contre le cancer propose un livret spécifique, « L’alimentation de l’adulte traité pour un cancer » et des conseils personnalisés par téléphone au 0 810 810 821.

Des changements à venir

Si jusqu’à très récemment, « la nutrition était le parent pauvre de la cancérologie », fait remarquer Cyril Jakubowicz, la réflexion entamée autour du counselling, qui vise à améliorer l’état nutritionnel des patients, leur qualité de vie et l’observance du traitement grâce à des consultations avec des professionnels de la nutrition en cancérologie et des psychologues, devrait changer la donne.

Céline DUFRANC

(1) « Les troubles du goût et de l’alimentation chez les malades du cancer
traités par chimiothérapie », Inca, octobre 2005

A lire
Mieux vivre votre chimiothérapie. Astrid Le Mintier. Ed Flammarion

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum