Ce qui est dans l’assiette peut conduire au tombeau!

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Ce qui est dans l’assiette peut conduire au tombeau!

Message  MARIELEA le Mer 6 Mai - 18:20

Résultats qui laissent perplexes...

Publié le 29/04/2009
Les études épidémiologiques montrent que la qualité de l’alimentation et le mode de vie ont une influence sur la mortalité. De nombreux scores ou indicateurs plus ou moins complexes et basés sur des groupes d’aliments ou de nutriments ont été développés pour mener à bien ces travaux. Cependant, ces outils sont difficiles à manier dans la communication vers le grand public, ce qui a entraîné, pour mesurer la qualité de l’alimentation, la création de scores de consommation d’aliments plus simples basés sur les recommandations généralement admises :

- Un score pour les aliments recommandés (SAR) avec 36 items, 13 légumes, 6 fruits, 7 produits céréaliers, 5 poissons et produits de la mer, 3 produits laitiers faibles en lipides, des fruits à coque et de l’huile d’olive.

- Un score pour les aliments non recommandés (SANR) qui comporte 16 items, 3 viandes rouges, 5 charcuteries, 3 produits laitiers riches en lipides, le pain blanc, les gâteaux et confiseries et 3 produits divers (frites, pop-corn, crèmes glacées).

Des nutritionnistes suédois (Stockholm) et polonais (Varsovie) se sont servi de ces scores simples pour étudier la relation entre la qualité de l’alimentation et la mortalité globale, la mortalité cardiovasculaires et liée au cancer. Cette étude prospective en population (COSM : Cohort of Swedish Men) a recruté 40 837 hommes de 45 à 79 ans qui, avant l’entrée dans l’étude, ont rempli un questionnaire alimentaire et étaient indemnes de maladie cardiovasculaire et de cancer. La qualité de l’alimentation a été évaluée selon les scores SAR et SANR. Le modèle de régression de Cox a été utilisé pour estimer les risques de mortalité (Hazard ratio HR) et les intervalles de confiance (IC) à 95 %. Des ajustements ont été faits pour l’âge, le niveau d’instruction, l’activité physique, le statut marital, l’état de santé perçu, le tabac, les suppléments alimentaires consommés, le ratio tour de taille sur tour de hanche, la consommation d’alcool et la consommation d’énergie.

Entre 1998 et 2005, 4 501 décès de toutes causes sont survenus. Entre 1998 et 2003, 1 394 décès d’origine cardiovasculaires et 759 morts par cancer ont été recensés.

Un score de consommations d’aliments recommandés, comparé à un score faible, a été associé significativement à un faible risque de mortalité globale : HR = 0,81, IC 95 % : 0,71-0,91, p pour la tendance < 0,0001. De même pour la mortalité cardiovasculaire, HR = 0,71, IC95 % : 0,54-0,93, p < 0,003. En revanche, ceux dont le score de consommation d’aliments non recommandés était élevé, comparés à ceux présentant un score faible, avaient un risque significativement plus élevé de mortalité globale : HR = 1,21, IC95 % : 1,09-1,34, p = 0,001. La différence n’était pas statistiquement significative en ce qui concerne le risque de mortalité d’origine cardiovasculaire (HR = 1,27, IC95 % : 1,05-1,54, p = 0,07).

Aucune association significative avec la mortalité par cancer n’a été mise en évidence.

La qualité de l’alimentation, évaluée à partir de la consommation d’aliments recommandés ou non apparaît donc associée de façon statistiquement significative à la mortalité globale. Un SANR élevé a une influence négative non significative sur la mortalité d’origine cardiovasculaire. Mais aucun impact de l’alimentation n’est retrouvé sur la mortalité par cancer.
Dr Serge Brugier

Kaluza J et coll : Diet quality and mortality : a population-based prospective study of men.
Eur J Clin Nutr., 2009 ; 63 : 451-457

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Re: Ce qui est dans l’assiette peut conduire au tombeau!

Message  Invité le Lun 11 Mai - 15:10

Nos habitudes alimentaires vont être passées au crible

Comment ce que nous mangeons influe-t-il sur nos maladies ? Pour le savoir, le ministère de la Santé lance une enquête qui mobilisera 500 000 Français via Internet.

Pourquoi meurt-on moins de maladies cardiovasculaires en Ile-de-France ? Comment expliquer que l’incidence des cancers est plus forte dans le Nord-Pas-de-Calais qu’en Midi-Pyrénées ? Consomme-t-on plus ou moins de fruits et légumes en fonction de son niveau social ? De nombreux travaux cliniques montrent que nos comportements alimentaires sont susceptibles de réduire ou d’augmenter notre hypertension artérielle, le risque de contracter un cancer ou de souffrir de diabète ou d’obésité.

Pour faire avancer la recherche et cibler plus précisément ses messages de prévention, le ministère de la Santé lance aujourd’hui une étude sans précédent, baptisée Nutrinet-santé, que nous vous dévoilons. Son objectif : mieux connaître les liens entre nutrition et santé en analysant nos comportements au quotidien. Pour y parvenir, les Français sont invités, s’ils le souhaitent, à remplir régulièrement sur un site Internet (www.etude-nutrinet-sante.fr) des questionnaires personnalisés sur leurs habitudes alimentaires et leur mode de vie. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, espère convaincre un demi-million d’internautes de jouer le jeu.

« Identifier de nouveaux facteurs de risques liés à nos modes de vie »

«Cette étude nous permettra de disposer à terme de la plus gigantesque base de données au monde sur les rapports entre nutrition et santé, souligne le professeur Serge Hercberg, qui pilote le projet. Mais pour pouvoir identifier de nouveaux facteurs de risques liés à nos modes de vie, comprendre ce qui détermine nos choix alimentaires, être capable de dire si tel aliment et si tel comportement accroissent ou non le risque de mortalité et s’il existe des spécificités régionales, il faut que la population accepte de fournir des informations », poursuit ce spécialiste de la nutrition.
Les internautes, dont l’anonymat sera préservé, devront répondre régulièrement à des questionnaires et seront suivis pendant cinq ans sur le plan nutritionnel. Les résultats de cette campagne ne seront ensuite utilisés qu’à des fins scientifiques. « C’est un projet d’intérêt collectif, insiste Serge Hercberg. Cela nous permettra par exemple d’étudier, en fonction de facteurs sociaux, géographiques, économiques… pourquoi certains Français mangent moins de fruits et légumes que les autres ? En déterminant si c’est plutôt une question de coût, d’éducation ou de goût, nous pourrons ainsi affiner les recommandations émises par le ministère de la Santé. »

Le Parisien http://www.leparisien.fr/societe/nos-habitudes-alimentaires-vont-etre-passees-au-crible-11-05-2009-508511.php

pour participer à l'étude : https://www.etude-nutrinet-sante.fr/fr/common/login.aspx

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