Un test sanguin pour prédire le cancer du sein

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Un test sanguin pour prédire le cancer du sein

Message  MARIELEA le Mar 21 Avr - 12:19

Une approche nouvelle de détection permet d'anticiper l'apparition d'une tumeur.
Détecter un possible cancer du sein avant même que la mammographie puisse le déceler, tel est le but des travaux de chercheurs danois, venus des sciences alimentaires, et de la Danish Cancer Society. Leurs résultats sont encourageants mais devront être validés par des tests à plus grande échelle, préviennent d'entrée les chercheurs.
Pour mettre au point leur test, ils se sont inspirés de techniques utilisées dans l'agroalimentaire pour contrôler des procédés industriels complexes. Ces techniques font partie d'une toute jeune branche de la science, la métabolomique. Elle consiste à pouvoir étudier les métabolites, des molécules, produits dans une cellule ou un organe. Pour explorer l'intérieur d'une cellule, la résonance magnétique nucléaire (RMN) à protons a été mise en œuvre. Cela permet de repérer un grand nombre de molécules différentes et éventuellement de les identifier. Avec un petit zeste de bio-informatique, cela permet de dresser ce que les chercheurs appellent un «biocontour» pour chaque cellule ou échantillon sanguin étudié.
Dans leurs expériences sur le cancer du sein, les scientifiques ont utilisé les données, y compris sanguines, de 800 femmes appartenant à une vaste population de 57 000 femmes suivies depuis vingt ans: 400 d'entre elles ont développé un cancer du sein dans les deux à sept ans suivant leur premier examen ; l'autre moitié n'en a pas développé.

Des informations fiables
Pour dresser un portrait-robot le plus détaillé possible des échantillons sanguins analysés, les chercheurs ont sélectionné 129 variables (métabolites) visualisés par la RMN, auxquelles ils ont ajouté 47 données issues des questionnaires posés aux femmes sur leur ascendance, leur mode de vie, etc.
«Les variables environnementales seules sont insuffisantes, il faut ajouter des données biologiques», explique Pierre Millard, chercheur Inra à la plateforme MetaToul de Toulouse. «Il ne s'agit pas d'identifier tous les métabolites du plasma sanguin, mais d'obtenir des profils caractéristiques et comparables les uns avec les autres.» Pratiquement, cela se présente comme une succession de pics plus ou moins élevés ou larges, un peu comme un électroencéphalogramme.
Les profils biologiques et phénotypiques ainsi établis semblent différents selon qu'un cancer du sein menace ou non. «C'est le tableau complet de tous les éléments qui apporte des informations fiables. Un seul élément isolé n'apporte rien», souligne le Pr Lars Dragsted, l'un des auteurs de l'étude.
Ils revendiquent dans leur étude rétrospective plus de 80 % de réussite dans la prédiction de la survenue d'un cancer du sein de deux à cinq ans après un premier examen. Alors que, disent les auteurs, si une mammographie atteint 75 % de sensibilité et de spécificité, c'est qu'une tumeur, pas forcément cancéreuse, existe déjà.
«Il faut rester prudent avec ce résultat de prédiction», estime Pierre Millard. «La cohorte étudiée n'est pas encore assez nombreuse pour avoir des données biostatistiques vraiment irréfutables.» L'équipe de recherche voudrait tester plus largement leur modèle et l'élargir à d'autres types de cancers.
source

_________________
" On se lasse de tout, excepté d'apprendre." Virgile
avatar
MARIELEA
Admin
Admin


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum