Un espoir de dépistage précoce du cancer de l'ovaire:Une stratégie en deux étapes pour dépister les cancers ovariens à un stade précoce

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Un espoir de dépistage précoce du cancer de l'ovaire:Une stratégie en deux étapes pour dépister les cancers ovariens à un stade précoce

Message  MARIELEA le Sam 31 Aoû - 12:02

[img][/img] Cellules cancéreuses d'un cancer de l'ovaire vues au microscope électronique à balayage.

Une nouvelle stratégie de dépistage des cancers de l’ovaire à un stade précoce est en train de faire ses preuves en clinique. Elle s’appuie sur un double examen associant le dosage sanguin du marqueur tumoral CA125 à un algorithme de risque de cancer de l’ovaire (ROCA).

L’étude publiée dans la revue « Cancer », dirigée par le Dr Karen Lu (Houston, Texas, États-Unis) a concerné plus de 4 000 femmes ménopausées suivies pendant 11 années.

Les femmes réalisaient un dosage sanguin de CA125 et étaient classées ensuite grâce à l’algorithme risque de cancer ovarien (ROCA) en 3 groupes : pour le groupe « faible risque » le dosage CA125 n’était répété que l’année suivante, pour le groupe « risque intermédiaire », le dosage était répété tous les 3 mois et le groupe de femmes à « risque élevé » était orienté vers une échographie transvaginale et une consultation d’oncogynécologie.

Chaque année, 5,8 % des femmes ont été classées « risque intermédiaire « signifiant qu’elle devient refaire un test dans les 3 mois suivant, et 0,9 % a été considéré à « haut risque ». Dix ont été opérées sur la base des résultats échographiques : 4 présentaient un cancer ovarien invasif, 2 une tumeur ovarienne de faible malignité, 1 un cancer de l’endomètre et 3 une tumeur ovarienne bégnine. La valeur prédictive de cette double stratégie pour les cancers invasifs est de 40 % ; la spécificité, de 99, 9 % ce qui signifie que 0,1 % des femmes indemnes ont eu des résultats anormalement positifs. Les résultats d’une étude clinique britannique, suivant le même protocole sur une population plus vaste. Si les résultats s’avèrent positifs, la stratégie de dépistage de ce cancer silencieux au pronostic très lourd pourrait en être modifiée.

› Dr A. T. source: quotidien du médecin

A 2- stage ovarian cancer screening strategy using the risk of ovarian cancer algorithm (ROCA) identifies early-stage incident cancers and demonstrates high positive predictive value. Karen H. Lu CANCER August 26 , 2013 ( DOI : 10.1002/cncr.28183)


Dernière édition par MARIELEA le Sam 31 Aoû - 12:07, édité 1 fois

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Re: Un espoir de dépistage précoce du cancer de l'ovaire:Une stratégie en deux étapes pour dépister les cancers ovariens à un stade précoce

Message  BETTY le Sam 31 Aoû - 12:06

bounce Lu dans le FIGARO clic
Des chercheurs américains et anglais posent les jalons de l'élaboration d'un test de dépistage sanguin du cancer ovarien.
Il y a peu de symptômes annonceurs d'un cancer des ovaires. C'est pour cette raison qu'il est souvent diagnostiqué trop tardivement. Pourtant, repéré à temps, il serait curable 8 fois sur 10. Dernièrement, des chercheurs américains ont tenté d'élaborer un test sanguin de dépistage précoce, basé sur la présence d'une molécule, le CA-125. Cette molécule est un indicateur reconnu de la présence d'un cancer ovarien: sa concentration dans le sang des patientes est mesurée pour déterminer l'évolution de la tumeur et préparer au cas où l'acte chirurgical.
Grâce à cette technique, les médecins espèrent, à l'avenir, augmenter le taux de survie des patientes. Mais les résultats sont encore fragiles: ils se basent sur une molécule complexe et extrêmement variable qui pourrait donner des dépistages faussement positifs.

«90 % des cancers ovariens peuvent être guéris s'ils sont pris à temps. Mais aujourd'hui, dans 75 % des cas, on le repère encore trop tard», a regretté Karen Lu, auteur principale de l'étude, dans un communiqué du Centre Anderson pour le cancer au Texas. Ce constat a motivé ses recherches, à paraître fin septembre dans la revue médicale Cancer.
Des tumeurs détectées plus tôt

Il y a onze ans, elle proposait un dépistage en deux étapes à plus de 4.000 femmes âgées de 50 à 74 ans et sans antécédents familiaux. Une première prise de sang devait déterminer le taux de CA-125 présent chez chaque femme. Selon les résultats, elles étaient alors classées en trois groupes: un premier à faible risque, un deuxième intermédiaire, et un troisième pour les cas plus avancés. La nouveauté de ce test est de s'inscrire dans la durée: les deux premiers groupes devaient respectivement se représenter un an et trois mois après pour un nouveau test. Chaque année, 5,8 % des patientes présentaient des niveaux de CA-125 légèrement plus élevés: elles passaient donc du premier au deuxième groupe. Enfin, 0,9 % des patientes rejoignaient le dernier groupe et passaient à la seconde phase du dépistage, l'échographie.
L'équipe de l'Université du Texas se félicite des premiers résultats: seules 0,1 % des patientes ont été faussement diagnostiquées. De plus, sur 85 femmes classées dans le groupe le plus à risque (3 % de l'échantillon total), dix seulement ont dû subir une intervention chirurgicale. Les 75 autres cancers ont été détectés assez tôt pour être soignés sans chirurgie.
En France, la chirurgie reste le traitement principal. Mais même à un stade précoce, l'intervention comprend au minimum l'ablation des deux ovaires, de l'utérus et des trompes de Fallope. Chez les femmes jeunes désirant avoir une grossesse, ce dépistage tardif est souvent douloureux.
Une efficacité encore fragile

Les résultats de l'étude, basés sur un unique biomarqueur et une faible population (85 cancers sur les 4000 femmes de l'essai) sont très préliminaires, et sont à prendre avec prudence. «La concentration de CA-125 est très variable d'une personne à l'autre, et peut même dépendre de situations particulières vécues par les patientes» explique au Figaro Fatima Mechta Grigoriou, directeur de recherche à l'Inserm. Par exemple, le CA-125 peut être fortement stimulé en cas d'inflammation: le test de dépistage effectué à ce moment précis sera alors faussement positif. C'est d'ailleurs l'une des limites évoquée par l'équipe américaine: certaines femmes avaient un taux élevé de CA-125 sans qu'aucun cancer n'ait été diagnostiqué à l'issue d'une série de tests plus poussés. De la même manière, des prises de sang sur deux femmes n'ont pas permis de détecter de tumeur, pourtant avancée - comme l'ont révélé de nouveaux tests.
«Les chercheurs peinent à identifier une stricte corrélation entre la concentration de CA-125 et la taille de la tumeur» poursuit Fatima Mechta-Grigoriou. Or, c'est une relation de ce type qui aurait pu permettre un dépistage efficace. L'équipe du Pr Karen Lu s'est déjà lancée dans un nouvel essai: observer quatre tests sanguins, dont un basé sur le CA-125. En prenant plusieurs biomarqueurs, les chercheurs espèrent réduire les mauvais diagnostics et détecter ceux qui ont échappé à la première observation.
Ils attendent aussi les résultats d'une étude similaire conduite au Royaume-Uni sur un échantillon de 20000 femmes par le chercheur Steven Stakes. Les tests de dépistage sanguin ont été menés, mais les chercheurs attendent 2015 pour évaluer le nombre de vies sauvées grâce au dépistage précoce. «L'idée, c'est que les femmes ménopausées aient un test annuel, où l'on chercherait des marqueurs du cancer tout en contrôlant le cholestérol, par exemple» explique le Britannique.
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