"Les dieux voyagent toujours incognito" de Laurent Gounelle

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"Les dieux voyagent toujours incognito" de Laurent Gounelle

Message  MARIELEA le Lun 3 Sep - 8:37

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] j'ai lu ce livre il y a longtemps..enfin, à sa sortie;) Même si la basee du roman est un peu mièvre, elle sert de pretexte à de belles analyses et reflexions si on dépasse cela! je vous confie l'analyse pertinente et intéressante d'une sophrologue. J'ai juste souligné les passages forts.La phrase la plus intense me semblant être: "tu seras libre le jour où tu ne te préoccuperas même pas de ce que peuvent penser les gens [de toi] ..." - "Quand on n'a plus envie d'évoluer, c'est que l'on commence tout doucement à mourir ..." et "C'est en se changeant soi-même que l'on devient heureux, pas en changeant ce qui nous entoure."
Je vous lie aussi les commentaires de son premier livre : ]"homme qui voulait être heureux" Cliquez s'il vous plait sur le lien -titre sunny
Je passe rapidement sur l'histoire, certes intéressante et intrigante, pour ne vous parler que de l'approche de l'être développée dans ce livre.

Le récit est celui de la renaissance d'un homme, qui avait vécu ses vingt-trois premières années sans être vraiment lui-même pour de multiples raisons détaillées dans l'intrigue.

L'évolution de ce héros, son éclosion progressive, sont saissantes, et les leviers utilisés sont d'une clareté sans pareil et mettent en lumière des fonctionnements propres à chacun de nous.

Je vous en propose ci-dessous quelques extraits que je trouve très illustratifs:

-état initial du héros : Son mentor s'adressant à lui.
"En fait, tu as plusieurs problèmes imbriqués les uns dans les autres. Le noyau en est ta peur des gens. Je ne sais pas si tu en as vraimpent conscience, mais non seulement tu n'oses pas t'imposer, ni même vraiment exposer tes souhaits, mais tu as beaucoup de mal à aller à l'encontre de la volonté des autres et à verbaliser franchement un refus. Bref, tu ne vis pas vraiment ta vie, tu agis trop en fonction des autres par peur de leurs réactions."

Il présente alors les différentes étapes afin de "vivre sa vie": "accepter d'être en désaccord, oser contredire pour exprimer tes désirs et obtenir ce que tu veux." ; ensuite "accepter de ne pas forcément correspondre à ce qu'attendent les gens [...], lâcher prise sur l'image que tu souhaites donner aux autres" ; puis "assumant pleinement tes différences, alors tu pourras te pencher sur celles des autres et, si nécessaire, t'y adapter. Tu pouras ainsi apprendre à mieux communiquer [...]. Mais il faut d'abord que tu aies accepté ce qui te rend unique, sinon tu continuerais de disparaitre au profit des autres gens." ; et finalement "apprendre à convaincre, pour que tu saches obtenir ce que tu cherches. Et puis , [...] t'amener à oser, à tenter des expériences, à mettre en oeuvre tes idées, à concrétiser tes rêves."

-affronter sa peur :

"te frotter à la réalité, aller affronter l'objet de tes peurs jusqu'à ce que la peur s'évanouisse, et non te cacher dans un refuge qui ne fait qu'accentuer ton angoisse de l'inconnu."
"Mais quand, dans la vie, on s'arrange pour se tenir éloigné de tout ce qui nous fait peur, on s'empêche de découvrir que la plupart de nos peurs sont des créations de notre esprit."
-interactions avec l'autre :
"l'attitude des autres à mon égard était conditionnée par mon propre comportement ... c'était moi qui induisais leurs réacti
"les émotions que tu ressens en présence de l'autre sont perçues, souvent inconsciemment, par ton interlocuteur."
"quand tu déploies de l'énergie à essayer de convaincre quelqu'un, c'est comme si tu envoyais dans sa direction une force qui s'exerce sur lui, qui le pousse. Il le ressent et ça l'amène à pousser dans le sens contraire. Pousse-le, il te repousse. [...] Pousser, c'est partir de notre position et vouloir l'imposer à l'autre. Tirer, c'est partir de la position de l'autre, et petit à petit l'amener à soi. [...] On entre là aussi dans l'univers de l'autre, cette fois-ci pour lui permettre d'en changer."

-être libre :
"quand on s'oblige à ne pas décevoir les autres, pour répondre d'une certaine manière à leurs attentes envers nous, ou encore pour respecter leurs usages, [...] cela pousse certaines personnes à devenir très exigeantes avec nous, comme si elles sentaient que c'est notre devoir de nous soumettre à leurs désirs."

"la liberté est en nous. Elle doit venir de nous. Ne t'attends pas à ce qu'elle vienne de l'extérieur."
"tu seras libre le jour où tu ne te préoccuperas même pas de ce que peuvent penser les gens [de toi] ..."
-évoluer :
"Quand on n'a plus envie d'évoluer, c'est que l'on commence tout doucement à mourir ..."

"Chez la plupart des gens, cette volonté de ne plus faire évoluer son comportement apparaît aux alentours de vingt ou vingt-cinq ans. Tu sais à quoi correspond cet âge biologiquement? [...] C'est l'âge auquel le processus de développement du cerveau se termine. [...] on a très récemment prouvé que l'on pouvait continuer d'en créer [des neurones], étant adulte. [...] ce processus de régéneration [des neurones] peut survenir sous l'effet de différents facteurs, parmi lesquels... l'apprentissage."

"Bref, si l'on décide de continuer à apprendre et à évoluer, on reste jeune. Le corps et l'esprit sont intimement liés."
"La vie est ainsi ; on réalise rarement dans l'instant que les moments difficiles ont une fonction cachée : nous amener à grandir."

-confiance :
"Nous naissons tous avec le même potentiel en matière de confiance en soi. Puis nous recevons les commentaires de nos parents, nos nounous, nos instituteurs... [...] Si par malchance ils tendent tous dans un sens négatif, formulant des critiques, des reproches, attirant notre attention sur nos manquements, nos erreurs et nos échecs, alors le sentiment d'insuffisance et l'autocritique s'inscrivent dans nos habitudes de pensée. [...] A la longue, la plus petite des maladresses nous met mal à l'aise, les plus secondaire des échecs nous amène à douter de nous, et la plus insignifiante des critiques nous déstabilise et nous fait perdre nos moyens. Le cerveau s'habitue à réagir négativement, les liens neuronaux se renfoçant à chaque expérience."


"Reproduire suffisamment souvent des pensées valorisantes associées à des émotions positives jusqu'à ce que de nouveaux liens neuronaux se créent, se renforcent, puis deviennent prépondérants."

"C'est en se changeant soi-même que l'on devient heureux, pas en changeant ce qui nous entoure."
La sophrologie revêt une dimension phylosophique indéniable, même si plus ou moins présente.

J'attache beaucoup d'importance à 2 aspects dans ma pratique, mes 2 lignes directrices en quelque sorte : la biologie, car tout ce que propose la sophrologie est fondamentalement biologique et corporel ; et la phylosophie, car elle guide l'esprit.

Ce livre propose de manière simple et claire une lecture de différents points présents en chacun de nous, à des degrés divers. Le fait d'en prendre conscience, de saisir leurs mécanismes, nous permet d'évoluer nous-même, et ceci est hautement sophrologique.

Bonne lecture ...

lien vers le site de l'auteur
[url=http://sophro-imag.over-blog.com/article-les-dieux-voyagent-toujours-incognito-l-gounelle-109526321.html]source: vers son blog[/url

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