rêver pour mieux guérir

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rêver pour mieux guérir

Message  MARIELEA le Sam 27 Aoû - 18:32


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Re: rêver pour mieux guérir

Message  ALINEA le Sam 27 Aoû - 21:45

super que les hopitaux se penchent sur ces exercices
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interview de GC

Message  ALINEA le Sam 27 Aoû - 22:04



Diagnostiqué d’un lymphome de grade IV en 2007, le psychanalyste Guy Corneau, très célèbre au Québec, se lance alors dans un intense « travail de guérir » qui inclut médecines allopathiques et énergétiques.
Pour lui, le cancer est surtout une occasion de revenir à son être profond.


Entretien avec l’auteur de « REVIVRE !», récit d’un parcours exigeant pour éloigner le pire.


Interview par une journaliste LMC :

LMC : Dans votre livre, vous osez dire que la maladie est notre « alliée ». N’est-ce pas un peu choquant ?


GC : Je pense sincèrement que le cancer invite à une intense attention à soi qui justement fait souvent défaut à ceux qui en sont atteints.
Ne dit-on pas que c’est la maladie de ceux qui ne s’ écoutent pas ?
En ce sens, le cancer m’indique que quelque chose m’appelle de l’intérieur, souhaite changer de rythme, balayer toutes mes bases. La maladie n’est pas « méchante » mais profondément naturelle. Elle m’oblige à entendre l’ appel qui se manifeste à travers mon état physique; c’est pourquoi la guérison ne peut être que globale, libérant à la fois le corps mais aussi le psychisme et l’âme. J’ai associé différents types de médecines pour m’occuper justement de ces différentes dimensions de mon être.


LMC : Mais ne dit-on pas plutôt qu’il faut « combattre » la maladie ?


GC : Au moment du diagnostic bien sûr, pour ne pas s’effondrer il est capital de rassembler ses forces de résistance, de se mobiliser avec la conviction ferme qu’on peut abattre ce mal, qu’on est un battant. Mais à mon avis, cela doit s’atténuer après les premiers mois, car il est ensuite important d ’instaurer un rapport apaisé à soi-même, à la vie, et de favoriser toute occasion de retour à la détente. Voir la maladie comme une alliée, l’émissaire de mon moi profond, a donné du sens à mon parcours, et je crois sincèrement que ce qui nous rend malade, c’est ce qui n’a pas de sens.


LMC : Respecter notre moi profond, comme vous nous y invitez, ça veut dire quoi ?


GC : A un premier niveau, cela veut dire tout simplement se donner du temps à soi chaque jour, s’aimer, aimer cet être qui a fait du mieux qu’il pouvait. Je pense qu’on ne peut guérir si on est en conflit profond avec soi. Mais à un deuxième niveau, je crois que quand on est malade, il faut pleurer ce qui n’a pas été pleuré, accepter que tout s’ effondre, oser entendre ses sources de culpabilité. J’ai raté des rendez-vous dans ma vie et la maladie m’a obligé à les regarder. En ce sens, elle nous incite à libérer un potentiel : ce que nous n’avons pas encore été et qui demande très fort à se manifester.

Le grand psychanalyste Carl G.Jung disait «On n’est pas seulement malade à cause de son passé, mais aussi à cause de son futur ». Je dois avoir le courage de changer des choses existant depuis longtemps dans ma vie, mais je dois aussi aimer celui que je suis appelé à devenir.


LMC : vous préférez parler de « retour à la santé » plutôt que de guérison, pourquoi ?


GC : Je me sens très proche de la médecine chinoise qui considère la santé comme un équilibre qu’il faut sans cesse rechercher car rien ne dure. Nous sommes des organismes vivants traversés par des énergies plus ou moins en équilibre. Parfois, celles-ci sont arrêtées par des blocages émotionnels, des croyances cristallisées. La santé, c’est le retour à l’équilibre en mouvement. « Qu’est-ce qui me redonne de la vitalité? », « Qu’est-ce qui m’aide à me renouveler ? » sont les questions à se poser pour relancer la santé ; même alité à l’hôpital, au pire du pire, on perçoit encore à l’intérieur de soi ce qui libère le mouvement de l’énergie : une conversation authentique avec un proche, la visualisation d’un lieu qu’on aime, l’écoute d’une musique qui vous fait vibrer…


LMC : cette recherche de bien-être est capitale pour vous. Pourquoi ?


GC : La santé pour la seule santé, guérir pour simplement guérir, ça ne veut rien dire selon moi. La santé n’est importante que pour aller rencontrer la joie de l’existence, pour créer des relations amicales ou amoureuses de qualité, pour accomplir des projets qui valent le coup de se mobiliser… Se dire « je veux voir grandir mes petits-enfants » ou « avoir le temps d’aimer encore mon partenaire » sont des motivations qui génèrent un intense bien-être en soi. Rien qu’en les évoquant, on peut sentir son organisme qui jubile, parce que ce sont des projets qui engagent l’être tout entier. Alors la recherche de la santé prend vraiment du sens.
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