Faut-il vraiment préférer les laits de chèvre, d’ânesse, de brebis de soja ou d’amande… au lait de vache ?

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Faut-il vraiment préférer les laits de chèvre, d’ânesse, de brebis de soja ou d’amande… au lait de vache ?

Message  MARIELEA le Sam 2 Juil - 11:54

Je suis contente de trouver ce type de publication.. le sujet m'interesse vraiment bcp! car c'est une vraie question! pour les adultes le problème est en ce qui me concerne réglé.. mais pour les bébées , lorsque la maman ne peut nourrir ? ce n'est toujours pas tranché ..

Publié le 23/06/2011

Paris, le jeudi 23 juin 2011 – Et vous, vous donnez quoi comme lait à votre bébé ? La question est posée à longueur de forums le plus souvent par des jeunes mamans curieuses de connaître la différence entre les formules classiques (les laits maternisés à base de lait de vache et les laits dits de croissance) et les produits pour nourrisson qui se sont multipliés ces dernières années où lait de soja, d’amande, de chèvre ou encore de brebis ont parfois pris la place des préparations traditionnelles. Dans ces discussions, les interrogations et les doutes affleurent parfois, mais les effets de mode sont le plus souvent victorieux. Dans cette sourde bataille entre le lait de vache et les autres, ces derniers sont en effet souvent affublés des plus grandes qualités en particulier contre les troubles digestifs des nourrissons ou leurs colères inconsolables. Une tendance qui horripile le professeur Bertrand Chevallier, chef du pôle pédiatrie de l’hôpital Ambroise Paré (Boulogne).
« Jusqu’aux six mois de leur enfant, les parents suivent à peu près les conseils du médecin. Mais après, ils consultent moins et beaucoup n’en font qu’à leur tête. Ils picorent les conseils de la copine, de la voisine ou glanent des idées sur des forums Internet où l’on peut lire des choses délirantes ! Par exemple, une maman qui raconte que depuis qu’elle donne du lait d’amande à son bébé, il a moins de coliques, et aussitôt dix mamans, lasses des pleurs du soir, suivent ce très mauvais conseil », s’irrite le spécialiste, cité par le Parisien. c'est moi qui le souligne... c'est effcetivement un énorme problème

A part le lait, les autres laits sont laids pour les bébés
Hier à l’instar du pédiatre, les représentants du Syndicat français des aliments de l’enfance (SFAE) ont au cours d’une conférence de presse sonné l’alerte quant à ces tendances inquiétantes, que le professeur Chevallier n’hésite pas à qualifier de « maltraitance nutritionnelle ». Les différents défauts des « autres laits » ont été détaillés. Concernant ceux provenant d’autres animaux que la vache (chèvre, brebis, ânesse), ils présentent tous de multiples problèmes : carences en fer et en vitamines (A, C, D, B9 et B12) pour le lait de chèvre, teneur en protéines bien trop élevée pour le lait de brebis ou encore contrôle infectieux laissant à désirer pour le lait d’ânesse. Les laits végétaux ne répondent guère mieux aux exigences qu’impose l’alimentation des plus jeunes. « Ils exposent l’enfant à des carences et à des excès qui surchargent les reins. Leur utilisation chez les nourrissons peut retentir gravement sur leur santé », martèle le professeur Chevallier.

La question épineuse du lait de croissance
L’ensemble de ces mises en garde est l’objet d’alertes depuis de nombreuses années mais ne semble pas freiner l’engouement de certains parents pour ces méthodes d’alimentation alternatives ! En 2001, déjà, la société française de pédiatrie déconseillait les préparations au soja pour nourrisson et en 2003 un groupe de chercheurs français et l’Académie des sciences américaines émettaient une mise en garde solennelle. Autant de messages qui ne sont pas parvenus à inquiéter les adeptes du lait de soja et autres breuvages atypiques. Il faut dire que les controverses qui existent entre les praticiens eux-mêmes ne forcent pas la conviction. Au-delà du fait que quelques médecins ne se montrent pas toujours prompts à déconseiller impérativement ces laits, les sociétés savantes elles-mêmes peuvent présenter des avis différents, sur des points certes à la marge, mais qui ne manquent pas d’être observés par les parents comme le témoignage d’une certaine indécision. Il en est par exemple ainsi de la question de l’opportunité de proposer aux enfants de un à trois ans du lait de croissance en lieu et place du classique lait demi écrémé. Hier encore, le secrétaire général de la Société française de pédiatrie, Patrick Tounian précisait : « Entre un et trois ans, nous préconisons le lait de croissance, enrichi en vitamines, fer et acides gras essentiels », tandis que le lait de vache classique doit encore être évité en raison d’un manque de fer. Pourtant, l’année dernière, le Collège national des généralistes enseignants (CNGE) indiquait qu’il ne recommandait pas ce type de laits « très peu utilisés dans les autres pays occidentaux » pour lesquels manqueraient les arguments scientifiques prouvant leur valeur ajoutée. Autant de divergences qui peuvent attiser la défiance des parents.

Et si le pharmacien se révélait un interlocuteur privilégié pour trancher ces débats ?
Aurélie Haroche

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