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Message  MARIELEA le Jeu 16 Juin - 21:20

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(Dossier "Le Livre testament de David Servan-Schreiber" à lire dans Le Nouvel Observateur, en kiosque le 16 juin 2011)

Le Nouvel Observateur du 16 juin 2011 publie les bonnes feuilles du livre de David Servan-Schreiber "On peut se dire au revoir plusieurs fois" (Robert Laffont). Une défense de son oeuvre scientifique et une conversation avec la mort.



> Le Nouvel Observateur : Comment allez-vous aujourd’hui ? Comment vous sentez-vous ?

- David Servan-Schreiber [Il parle en chuchotant, très lentement, au rythme du stylo de l’intervieweuse sur le bloc-notes.] Je me sens bien. Je suis content d’être là, avec vous, et d’avoir cet entretien, avec le soutien de Catherine [son attachée de presse et amie].

> Comment a évolué votre état de santé depuis un an ?

- Il y a un an, tout allait très bien. J’acceptais des voyages, des conférences… Je jogguais encore, je jouais au squash plusieurs fois par semaine. J’allais assez souvent me promener dans Paris avec ma femme, Gwenaëlle. On préparait une semaine de vacances ensemble, au Portugal. J’avais accepté de participer à Lisbonne à une grande conférence mondiale sur la résistance au processus de vieillissement. J’y suis allé seul finalement, et, pendant trois jours, j’ai pensé à la mort. C’était une espèce de séance méditative qui m’a fait du bien.

> Vous pensiez à votre propre mort ? Existe-t-il dans ce cas-là des pensées qui rassurent ou qui consolent ?

- La première idée qui console, c’est qu’il n’y a rien d’injuste dans la mort. Dans mon cas, la seule différence, c’est le moment où cela arrive, pas le fait que cela arrive. La mort fait partie du processus de vie, tout le monde y passe. En soi, c’est très rassurant. On n’est pas détaché du bateau. Ce n’est pas comme si quelqu’un disait : "Toi, tu n’as plus de carte, tu ne peux plus monter." Ce quelqu’un dit simplement : "Ta carte s’épuise, bientôt, elle ne marchera plus. Profites-en maintenant, fais les choses importantes que tu as à faire." […]

> Que dites-vous à ceux qui douteraient d’"Anticancer" ?

- Je leur dis que c’est légitime qu’ils se posent la question. Personnellement, je n’ai aucun doute sur le fait que les méthodes d’"Anticancer" ont un impact majeur pour renforcer les défenses naturelles du corps contre cette maladie, ainsi que bien d’autres d’ailleurs. La science qui soutient ça est solide. Mais il faut savoir deux choses. La première, c’est que je n’ai jamais promis de traitement miracle. Il n’y pas de traitement miracle contre le cancer, qui est une maladie très difficile. La deuxième, c’est qu’il ne faut surtout pas arrêter les traitements conventionnels : ils ne sont pas efficaces à 100%, mais ils sont essentiels, car ils réduisent la progression de la maladie, voire la font reculer, parfois très nettement. Et ce n’est pas parce qu’on a un copain chez qui la chimio n’a pas marché qu’on va se mettre à crier partout que la chimio ne marche pas ! Je leur dis enfin qu’il faut s’accrocher jusqu’au bout parce qu’il y a des traitements qui ralentissent le processus du cancer [...].

Propos recueillis par Eve Roger – Le Nouvel Observateur

Lire l'intégralité du dossier, et des extraits de "On peut se dire au revoir plusieurs fois" (Robert Laffont) dans Le Nouvel Observateur du 16 juin 2011


En voici un deuxième extrait :




A la première question soulevée par mon état de santé : "Ma rechute entame-t-elle la crédibilité de la méthode anticancer", je réponds catégoriquement non. D'abord parce que je ne suis pas une expérience scientifique à moi tout seul, je suis un cas clinique parmi d'autres. Les expériences scientifiques brassent les données de milliers, voire de dizaines de milliers de cas cliniques. Les considérations, les recherches, les conclusions, les preuves que j'ai présentées dans "Anticancer" ne sont pas fondées sur mon expérience personnelle mais sur la littérature scientifique. Ensuite parce que tous les traitements, qu'ils soient classiques ou expérimentaux, présentent des taux de réussite et des taux d'échec. Il n'y a pas de "cure miracle" contre le cancer, pas de réussite à 100 %, même en médecine conventionnelle, dont on ne compte plus les prouesses. Il n'existe pas de méthode infaillible, pas de chirurgie ni de chimiothérapie qui réussisse à tous les coups. Pas étonnant donc de constater qu'aucun régime alimentaire, aucun entretien de la condition physique, aucune technique de gestion du stress ne soit à même d'éliminer la possibilité d'une rechute.

En revanche, il existe des moyens pour chacun de maximiser ses défenses naturelles en prenant soin de son état général, physique et mental. On peut mettre tous les atouts dans son jeu. Mais le jeu, lui, n'est jamais gagné d'avance. Que ces méthodes accessibles à chacun renforcent réellement le potentiel naturel d'autodéfense ne fait aucun doute. De nombreuses recherches en ont apporté la preuve de façon indiscutable. Il y a heureusement des médecins et des hôpitaux qui le reconnaissent. Quand les médecins de Cologne ont décidé de m'opérer en urgence, pas une seconde ils ne m'ont dit : "Alors, ça ne marche pas vos brocolis !" Au contraire, ils m'ont assuré : "Si vous faites tout ce que vous décrivez dans votre livre, vous avez toutes les chances de vous en sortir."

J'ai beaucoup apprécié cette attitude. Les patients qui se mobilisent pour renforcer leurs propres défenses ont besoin que leurs efforts soient reconnus comme valides. Au lieu de quoi, on entend trop souvent dire : "Faites ce que vous voulez en complément, ça ne fera ni bien ni mal." Or c'est faux, scientifiquement faux. Tout mon combat est là. Il existe des tas de "choses" que l'on peut faire légitimement en parallèle avec les interventions de la médecine conventionnelle.

Ces "choses" que j'appelle les méthodes anticancer font objectivement beaucoup de bien. Elles contribuent objectivement à l'amélioration du malade, à l'efficacité des traitements, à l'atténuation de leurs effets secondaires, à l'allongement des périodes de rémission et à la diminution des risques de rechute. Il est par exemple parfaitement établi que l'activité physique permet de supporter beaucoup mieux les chimiothérapies. Du coup, les médecins ne sont pas obligés de réduire les doses, ce qui concourt directement à l'efficacité du traitement ! Idem pour la radiothérapie, pour la récupération après la chirurgie. Les méthodes qui permettent de mieux gérer le stress ont pour effet, c'est prouvé, de réduire les nausées […].



Lire l'intégralité du dossier, et des extraits de "On peut se dire au revoir plusieurs fois" (Robert Laffont) dans Le Nouvel Observateur du 16 juin 2011.

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Message  ALINEA le Jeu 16 Juin - 21:25

Je vais acheter le journal et le livre... je suis abasourdie
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Re: Article dans le nouvelobs sur DSS

Message  BETTY le Ven 17 Juin - 12:56

Triste nouvelle;(
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TESTAMENT

Message  ANASTASIA le Dim 19 Juin - 10:15

j'ai froid dans le dos à lire d'emblée "Le livre TESTAMENT", je sais que la mort de chacun de nous est inéluctable mais c'est tellement difficile de regarder sa propre mort en face. Pourtant nous savons tous que nous ne sommes pas éternels mais nous le nions constamment.

Je me sens désemparée devant cette triste nouvelle !!

Comment rester dans la joie ???

Si au bout du compte, nous sommes vaincus d' avance.

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